Nacre D'atlantique
Atrina Fragilis
Fond sablo-vaseux, Herbier
Mer Méditerranée, Atlantique tempéré
À propos
Aperçu
La grande nacre (Atrina fragilis) est un mollusque bivalve imposant et caractéristique, comptant parmi les espèces les plus rares des eaux du nord de l'Europe. Il s'agit du seul représentant de la famille des Pinnidae indigène au Royaume-Uni, où il est considéré comme une espèce préoccupante sur le plan de la conservation en raison de sa vulnérabilité aux perturbations des fonds marins.
Apparence
Cette espèce possède une grande coquille triangulaire qui s'effile en une pointe acérée au niveau des crochets. La coquille est remarquablement fine et cassante, affichant généralement une coloration allant du jaunâtre au brun foncé, parfois marquée de taches noirâtres. Bien que les deux valves soient de taille égale, la coquille est fragile et s'endommage facilement au moindre contact physique.
Distribution et habitat
La grande nacre vit généralement enfouie dans des sédiments meubles, tels que la vase, la vase sableuse ou le gravier. Elle s'ancre dans le fond marin à l'aide d'un faisceau de filaments byssaux, la pointe enfoncée dans le substrat tandis que l'extrémité postérieure, plus large, dépasse dans la colonne d'eau. On la trouve principalement dans des environnements subtidaux abrités, bien qu'elle ait été observée jusqu'à 400 mètres de profondeur.
Biologie et comportement
En tant qu'organisme filtreur, ce mollusque se nourrit de plancton et de particules organiques en suspension dans l'eau. Sa coquille saillante sert souvent de structure biogène essentielle, offrant une surface de fixation à divers organismes épifauniques tels que les anémones de mer, les hydroïdes, les éponges et les vers tubicoles. Ce sont des animaux à croissance lente et à longue durée de vie, que l'on rencontre isolément ou en petits groupes clairsemés. En cas de perturbation, ils peuvent rétracter leurs tissus mous à l'intérieur de la coquille, bien qu'ils soient incapables de fermer complètement leurs valves.
Répartition
Basé sur les observations de la communauté iNaturalist