Poisson-fantôme Robuste

Solenostomus Cyanopterus

< 17 cm
Taille max.
0–25 m
Profondeur
Rare
Rareté
Habitats

Herbier

Régions

Océan Indien, Pacifique tropical

Sociabilité
Vivant en couple

À propos

Aperçu

Le poisson-fantôme robuste (Solenostomus cyanopterus) est un maître du camouflage, célèbre pour sa capacité remarquable à imiter les herbiers marins ou les débris végétaux en dérive. Contrairement à ses cousins les hippocampes, cette espèce passe la majeure partie de sa vie en état pélagique, ne descendant vers le fond marin que pour se reproduire.

Apparence

Cette espèce présente un corps allongé et comprimé latéralement, recouvert de 25 à 35 plaques osseuses plutôt que de véritables écailles. Il possède un long museau tubulaire et est dépourvu de dents. Sa coloration est extrêmement variable — allant du vert et du brun au jaune, rose ou noir — ce qui lui permet de se fondre dans son environnement. Contrairement à d'autres espèces de poissons-fantômes, il est généralement dépourvu de filaments cutanés ou d'appendices ressemblant à des poils, conservant ainsi un profil relativement lisse.

Distribution et habitat

Présent dans toute la zone tropicale de l'Indo-Pacifique occidental, son aire de répartition s'étend de la mer Rouge et de l'Afrique de l'Est jusqu'aux Fidji, atteignant le sud du Japon au nord et l'Australie au sud. Bien qu'essentiellement pélagiques, les adultes sont couramment rencontrés dans des environnements côtiers peu profonds et protégés, tels que les herbiers marins, les fonds sableux jonchés de débris végétaux, ainsi qu'à proximité des récifs rocheux ou coralliens.

Biologie et comportement

Ces poissons sont souvent observés en couple, se balançant au gré du courant pour imiter le mouvement de la végétation environnante. Ils ont une durée de vie relativement courte et on pense qu'ils ne se reproduisent qu'une seule fois avant de mourir.

Alimentation

Prédateur spécialisé, il utilise son museau tubulaire pour aspirer les petits crustacés et le plancton présents dans la colonne d'eau ou à proximité du substrat.

Reproduction

Par une inversion des rôles observés chez les hippocampes, c'est la femelle qui est responsable du portage des œufs. Elle utilise une poche incubatrice formée par ses nageoires pelviennes modifiées et élargies pour protéger les embryons en développement jusqu'à ce qu'ils soient libérés en pleine eau sous forme de larves bien développées.

Répartition

Basé sur les observations de la communauté iNaturalist

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