Mulet Lippu
Chelon Labrosus
Récifs
Mer Méditerranée, Atlantique tempéré, Atlantique tropical
À propos
Aperçu
Le mulet à grosses lèvres (Chelon labrosus) est un poisson côtier grégaire largement répandu dans l'Atlantique Est, en Méditerranée et en mer Noire. Réputée pour sa grande adaptabilité, cette espèce pénètre fréquemment dans les lagunes saumâtres, les estuaires et même les milieux d'eau douce, se rassemblant souvent à proximité des ports et des exutoires.
Distribution et habitat
Son aire de répartition s'étend de l'Islande et de la Scandinavie au nord, jusqu'au Sénégal et à l'archipel du Cap-Vert au sud. Bien que les adultes fréquentent généralement les eaux côtières, ils peuvent gagner des zones océaniques plus profondes durant les saisons froides et migrer vers le nord à mesure que les températures augmentent en été.
Apparence
Cette espèce possède un corps cylindrique et allongé, doté d'une tête large et aplatie ainsi que d'une grande nageoire caudale fourchue. Elle se distingue par une coloration dorsale gris-bleu qui s'éclaircit en une teinte argentée sur les flancs et le ventre, souvent marquée par de fines rayures longitudinales. Son trait le plus caractéristique est sa lèvre supérieure épaisse, dont l'épaisseur équivaut environ à celle de la pupille et qui est recouverte de plusieurs rangées de petites papilles.
Biologie et comportement
Le mulet à grosses lèvres est une espèce catadrome, ce qui signifie qu'il alterne entre les milieux marins et d'eau douce au cours de son cycle de vie. Ce poisson social se déplace en bancs ; il est eurytherme et euryhalin, ce qui lui permet de prospérer dans des conditions de température et de salinité variables. Il peut vivre jusqu'à 25 ans.
Alimentation
Les adultes sont principalement omnivores et se nourrissent de diatomées benthiques, d'algues épiphytes, de petits invertébrés et de détritus. Les juvéniles, quant à eux, se nourrissent essentiellement de zooplancton.
Reproduction
La reproduction a lieu en mer durant les mois d'hiver. L'espèce est ovipare et produit des œufs pélagiques qui dérivent au gré des courants. Au cours de leur développement, les juvéniles migrent souvent vers les lagunes côtières et les estuaires pour s'alimenter avant de retourner vers la mer.
Répartition
Basé sur les observations de la communauté iNaturalist